1Pourquoi chercher un traitement sans hormones
Le traitement hormonal reste le plus étudié contre les bouffées de chaleur, mais il ne convient pas à toutes les femmes. Parmi ses contre-indications : un antécédent de cancer du sein, d'accident vasculaire cérébral ou d'infarctus, et le tabagisme. D'autres femmes ne veulent pas d'hormones, ou préfèrent essayer autre chose d'abord. C'est un choix légitime.
Une précision avant de commencer : vivre sa ménopause sans aucun traitement est tout à fait possible. Beaucoup de femmes le font. Un traitement, hormonal ou non, se discute quand les troubles gênent la vie quotidienne. Et certains signes s'atténuent avec le temps, même si un quart des femmes s'en plaignent encore au bout de dix ans.
Sans hormones, on n'agit pas sur la cause (la baisse des œstrogènes), mais sur ses effets : le dérèglement du thermostat du cerveau pour les bouffées de chaleur, la muqueuse intime pour la sécheresse, le sommeil et l'humeur.
2Ce que vous pouvez faire dès maintenant
- Repérez vos déclencheurs. Les plus courants sont les plats épicés, la caféine, les boissons chaudes et l'alcool. Notez ce qui précède vos bouffées de chaleur pendant une semaine.
- Bougez régulièrement. Une activité physique régulière atténue les symptômes et préserve muscles et os : la marche, la natation, le vélo, par exemple.
- Arrêtez de fumer et limitez l'alcool, ce sont les premiers conseils.
- Essayez une méthode qui agit sur la façon de vivre les bouffées de chaleur : l'hypnose ou la thérapie cognitive et comportementale.
- Pour la sécheresse intime, essayez un gel hydratant ou lubrifiant à base d'eau, appliqué à l'entrée du vagin avant les rapports.
- Parlez-en à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme si la gêne persiste : un médicament sans hormones peut se discuter.
3Les médicaments sans hormones
Le fézolinétant
C'est le traitement sans hormones le plus récent. Il bloque un messager chimique (la neurokinine B) dans la zone du cerveau qui règle la température. Dans deux essais contre placebo, il a réduit la fréquence et l'intensité des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Il est sur ordonnance et non remboursé.
Ses limites : des atteintes du foie rares mais graves ont été signalées. Un bilan du foie est nécessaire avant de commencer, puis une surveillance régulière. Il n'est pas recommandé non plus pendant un traitement contre un cancer du sein ou une autre tumeur sensible aux hormones, ni avec certains médicaments. Un second médicament de la même famille, l'élinzanétant, est autorisé dans toute l'Union européenne depuis le 17 novembre 2025, sur ordonnance, contre les bouffées de chaleur modérées à sévères ; sa disponibilité et son remboursement en France ne sont pas encore connus. Nous suivons ces traitements de près sur la page nouveaux traitements de la ménopause.
La bêta-alanine
C'est un acide aminé proposé depuis longtemps contre les bouffées de chaleur. Son efficacité est limitée, peu différente de celle d'un placebo.
Les traitements locaux de la sécheresse intime
Les hydratants et lubrifiants vaginaux ne contiennent pas d'hormones. Ce sont les premiers soins à essayer, et mieux vaut préférer les gels à base d'eau aux produits gras. Votre sage-femme, votre médecin ou votre gynécologue peuvent vous conseiller. Notre page sécheresse vaginale : hydratants, lubrifiants, traitements entre dans le détail.
Le moral et le sommeil
Pour les troubles du sommeil, l'irritabilité, l'anxiété ou l'humeur en baisse, il existe le dispositif « Mon soutien psy » : des séances chez un psychologue partenaire, accessibles directement ou par votre médecin.





