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Sommeil et moralLe dossier

Ménopause et sommeil, moral, fatigue : ce qui change et ce qui aide

Le sommeil et le moral se tiennent la main à la ménopause : quand l'un flanche, l'autre suit souvent. Cette rubrique vous aide à comprendre ce qui se passe et à trouver la bonne page.

Mis à jour le Par l'équipe de Healthy & Co3 minutes de lecture
Deux amies d'une cinquantaine d'années qui marchent en riant dans un parc à l'automne

En bref en 30 secondes

À la ménopause, la baisse des hormones peut abîmer le sommeil (bouffées de chaleur la nuit, sueurs, insomnie) et le moral (irritabilité, anxiété, tendance dépressive, oublis), et chacun aggrave l'autre. Des gestes simples, la thérapie cognitive et comportementale et, selon les cas, un traitement aident ; une tristesse qui dure ou des idées noires demandent toujours d'en parler à un médecin.

Dans cet article
  1. 1Ménopause et sommeil : ce qui se passe
  2. 2Ménopause et moral : ce qui se passe
  3. 3Pourquoi le sommeil et le moral sont liés
  4. 4Ce qui aide, en bref
  5. 5Par où commencer dans cette rubrique ?
  6. 6Quand en parler à un médecin

Mal dormir, se sentir à fleur de peau, chercher ses mots, être fatiguée dès le réveil : ces changements arrivent souvent ensemble à la préménopause et à la ménopause. Ils sont fréquents, ils ont des explications, et ils ne sont pas une fatalité.

1Ménopause et sommeil : ce qui se passe

Un sommeil de moins bonne qualité, avec des insomnies, fait partie des symptômes fréquents de la ménopause. Entre 43 et 69 % des femmes ménopausées déclarent des troubles du sommeil.

Les causes principales sont connues :

  • les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, qui surviennent surtout la nuit et multiplient les réveils (voir sueurs nocturnes) ;
  • l'anxiété, qui joue un rôle majeur ;
  • l'inconfort intime et les envies d'uriner la nuit ;
  • l'apnée du sommeil, dont le risque augmente après la ménopause.

Les changements hormonaux peuvent aussi provoquer des insomnies même sans sueurs. Notre page pilier sur l'insomnie à la ménopause détaille chaque cause et ce qui aide.

2Ménopause et moral : ce qui se passe

La ménopause peut aussi s'accompagner d'une humeur irritable ou anxieuse, avec une tendance dépressive, et de troubles de l'attention et de la mémoire : sautes d'humeur, irritabilité, et parfois de vrais épisodes dépressifs qui pèsent fortement sur la qualité de vie.

La préménopause et le début de la ménopause peuvent être une période de fragilité, en particulier pour les femmes qui ont déjà connu une anxiété ou une dépression. Le « brouillard mental », cette impression d'avoir la tête dans le coton, en fait aussi partie.

Ce n'est pas que dans la tête, et ce n'est pas « juste les hormones » non plus : la fatigue, le stress de la vie à cet âge, les nuits courtes comptent aussi.

3Pourquoi le sommeil et le moral sont liés

Une nuit hachée laisse moins de patience, moins de concentration et plus d'inquiétude le lendemain. Le manque de sommeil réduit la vigilance, la concentration et la mémoire. À l'inverse, l'anxiété et les ruminations du soir empêchent de s'endormir. Les troubles de l'humeur font partie des facteurs qui entretiennent l'insomnie.

C'est pour cela qu'agir sur l'un aide souvent l'autre : mieux dormir apaise le moral, et prendre soin de son moral aide à mieux dormir. Notre page sur la fatigue à la ménopause montre comment ce cercle s'installe.

4Ce qui aide, en bref

  1. Des horaires de lever réguliers, une chambre fraîche, moins d'écrans et d'excitants le soir.
  2. Bouger régulièrement : la marche, le yoga ou la natation réduisent nettement la gravité de l'insomnie.
  3. Ne pas rester seule : face à l'anxiété ou au mal-être, parlez-en à un proche ou à un professionnel.
  4. La thérapie cognitive et comportementale, efficace contre l'insomnie, et le soutien psychologique, avec des séances prises en charge dans le dispositif Mon soutien psy.
  5. Traiter les bouffées de chaleur quand elles réveillent chaque nuit, avec ou sans hormones, en en parlant avec votre médecin.

Pour les produits vendus pour mieux dormir, voyez ce que l'on sait du magnésium et des gummies sommeil.

Pour faire le point sur vos symptômes, vous pouvez remplir notre questionnaire, puis montrer le résultat à votre médecin.

5Par où commencer dans cette rubrique ?

6Quand en parler à un médecin

Votre médecin traitant est le premier interlocuteur ; il peut vous orienter vers un gynécologue, une sage-femme ou un psychologue. Si vous avez des idées suicidaires, ou si un proche en a, le 3114 répond gratuitement, à toute heure, partout en France : un professionnel formé à la prévention du suicide est au bout du fil.

Où en êtes-vous ?

Chaleur, sommeil, humeur, cycle : quelques questions pour mettre des mots sur ce que vous vivez et préparer votre rendez-vous.

Faire le questionnaire