1À quoi sert ce questionnaire ?
La préménopause et la ménopause s'annoncent par des signes très variés, qui ne se ressemblent pas d'une femme à l'autre. Ils sont nombreux : règles irrégulières, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, irritabilité, anxiété, trous de mémoire, sécheresse vaginale, douleurs articulaires, peau sèche, prise de poids… Difficile de s'y retrouver seule.
Ce questionnaire sert à trois choses :
- faire le point sur ce que vous ressentez, thème par thème ;
- repérer les domaines qui vous gênent le plus (la chaleur, le sommeil, l'humeur, l'intimité…) et vous orienter vers nos pages détaillées ;
- préparer votre rendez-vous avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme, en arrivant avec une liste claire.
Il ne remplace pas une consultation et ne pose aucun diagnostic.
2Comment le remplir
Prenez cinq minutes au calme. Pour chaque symptôme proposé, indiquez s'il vous concerne et à quel point : pas du tout, un peu, beaucoup. Répondez en pensant à ces dernières semaines, pas à une journée particulière.
Quelques conseils :
- Répondez franchement, même pour les sujets intimes : c'est ce qui rend le résultat utile.
- Ne cherchez pas la « bonne » réponse : il n'y en a pas.
- Ayez sous la main la date de vos dernières règles et, si possible, celles des mois précédents. Le rythme de votre cycle est l'un des repères les plus utiles.
À la fin, indiquez votre prénom et votre adresse e-mail : nous vous envoyons un code à six chiffres qui affiche votre résultat, et vous le recevez aussi par e-mail pour le garder.
Pour suivre vos symptômes dans la durée, notre carnet de suivi prend le relais.
3Comment lire le résultat
Le résultat ne vous donne pas une étiquette (« préménopause », « ménopause ») : il vous montre les thèmes où vous cochez le plus de signes, et l'intensité que vous leur donnez. C'est un repère maison, pensé pour vous aider à y voir clair, pas une échelle médicale.
À côté de chaque thème, vous trouverez un lien vers la page qui l'explique : bouffées de chaleur, sommeil, humeur, intimité, articulations, peau, poids… Vous pouvez aussi imprimer votre résultat pour le garder et le montrer à votre médecin.
Gardez en tête que ces signes ont tous d'autres causes possibles que les hormones. C'est justement pour cela qu'un avis médical compte. Pour mieux comprendre les étapes, lisez notre page sur la préménopause et celle sur les symptômes de la ménopause.
4Ce que le questionnaire ne fait pas
- Il ne dit pas si vous êtes ménopausée. La ménopause est installée après 12 mois sans règles, et qu'on ne le sait donc qu'après coup.
- Il ne remplace pas l'examen de votre médecin.
- Il ne dit rien sur une éventuelle grossesse : elle reste possible jusqu'à la ménopause, et la contraception doit être poursuivie jusqu'à ce qu'elle soit certaine.
5Et les autotests de ménopause vendus en pharmacie ?
On trouve en pharmacie des autotests urinaires présentés comme des « tests de ménopause », qui mesurent une hormone, la FSH, dans les urines. En 2019, l'ANSM a suspendu la vente de l'un d'eux : d'après les études fournies par le fabricant, un résultat positif était une preuve insuffisante de ménopause et ne suffisait pas pour arrêter une contraception, et refaire le test deux semaines plus tard n'apportait rien de plus. La mesure de la FSH dans les urines n'est donc pas un outil fiable pour diagnostiquer la ménopause. N'arrêtez donc jamais votre contraception sur la foi d'un autotest.
Le diagnostic, lui, est simple : chez une femme de 45 à 55 ans, il repose sur l'absence de règles depuis 12 mois et sur l'examen du médecin. Les dosages hormonaux sont le plus souvent inutiles : l'âge et les symptômes suffisent. Les dosages hormonaux ne sont pas recommandés pour décider d'arrêter une contraception.
Si vous en faites un, prenez le résultat comme une information parmi d'autres, et parlez-en à votre médecin plutôt que de prendre une décision seule.
6Avant 40 ans : consultez plutôt que de tester
Des règles qui s'espacent ou s'arrêtent avant 40 ans, des bouffées de chaleur à cet âge : ne vous fiez ni à un questionnaire ni à un autotest. Un arrêt des ovaires avant 40 ans n'est pas normal et demande un bilan adapté. Lisez notre page ménopause précoce.
?Vos questions
Existe-t-il un test fiable pour savoir si l'on est ménopausée ?
Chez une femme de 45 à 55 ans, le diagnostic repose sur l'absence de règles depuis 12 mois et l'examen du médecin : les dosages hormonaux sont le plus souvent inutiles. L'ANSM a jugé en 2019 qu'un autotest urinaire de FSH n'était pas un outil fiable pour diagnostiquer la ménopause.
Faut-il faire un test si je pense être en ménopause précoce ?
Avant 40 ans, ne vous fiez pas à un questionnaire ni à un autotest : consultez. Votre médecin vous proposera un bilan adapté.
Page mise à jour le 8 novembre 2026 par l'équipe de Healthy & Co. Nos pages informent et ne remplacent pas l'avis de votre médecin. Une erreur, une information qui a changé ? Écrivez-nous.
Références (5)
- Ameli, Ménopause : définition, symptômes et diagnostic
- Ameli, Périménopause (préménopause) : symptômes et contraception
- Santé.fr, Les symptômes de la ménopause
- ANSM, Décision du 7 mai 2019 suspendant un autotest urinaire de ménopause
- Société française de ménopause (GEMVi), Insuffisance ovarienne prématurée et ménopauses précoces, fiche patiente 2025





