1Pourquoi le vagin manque d'hydratation
À la ménopause, les ovaires produisent beaucoup moins d'œstrogènes. Or ce sont eux qui entretiennent la muqueuse du vagin. Leur baisse entraîne une sécheresse de la paroi du vagin, avec un inconfort, des douleurs pendant les rapports et un risque plus élevé d'infections vaginales. Ces signes apparaissent et s'aggravent avec les années de ménopause.
Concrètement, la muqueuse devient plus fine, moins souple, et produit moins de sécrétions. L'« hydratation vaginale » ou « hydratation intime » dont parlent les emballages vise à compenser ce manque, soit en continu (l'hydratant), soit au moment des rapports (le lubrifiant). Quand cela ne suffit pas, un traitement local agit sur la cause, en apportant directement des œstrogènes à la muqueuse.
Si vous découvrez le sujet, notre page sur la sécheresse vaginale explique les causes et les symptômes en détail. Et si vous hésitez avec une mycose, voyez sécheresse intime ou mycose.
2Ce que vous pouvez faire dès maintenant
- Choisissez un hydratant vaginal et utilisez-le régulièrement, pas seulement avant les rapports.
- Gardez un lubrifiant pour les rapports, à appliquer à l'entrée du vagin juste avant.
- Lisez l'étiquette : préférez une base d'eau plutôt que des corps gras (huiles, vaseline).
- Évitez les produits parfumés et les savons acides ou trop agressifs pour la toilette intime.
- Demandez conseil à votre pharmacien pour choisir parmi les produits proposés.
- Consultez si la gêne persiste : un traitement local prescrit existe, et la sage-femme comme le médecin peuvent le proposer.
3Hydratant ou lubrifiant : quelle différence ?
Les deux soulagent la sécheresse, mais pas au même moment.
- L'hydratant vaginal s'utilise régulièrement, en dehors des rapports, pour améliorer le confort au quotidien. Il se présente en gel ou en liquide humidifiant.
- Le lubrifiant s'applique juste avant un rapport. Il joue le même rôle que les sécrétions naturelles et qu'il se place à l'entrée du vagin.
Beaucoup de femmes utilisent les deux : l'hydratant pour le quotidien, le lubrifiant pour les rapports. Ces deux produits sont les solutions de première intention. Ils améliorent le confort, notamment sexuel. Quand ils ne suffisent pas, un traitement prescrit prend le relais. Si des fuites urinaires s'ajoutent, voyez traiter les fuites urinaires.
4Saugella, gels « ménopause » : comment lire l'étiquette
Les recherches comme « Saugella ménopause » ou « hydratant intime femme » montrent que l'on cherche souvent un produit par sa marque. Parmi les produits vendus sans ordonnance, on trouve des gels hydratants et lubrifiants de plusieurs marques, dont un gel Saugella destiné aux femmes de plus de 50 ans. Nous ne les classons pas.
Ce qui compte, c'est la composition et l'usage :
- un gel à base d'eau plutôt qu'à base de corps gras ;
- sans parfum ;
- un produit pensé pour l'usage que vous en ferez : régulier (hydratant) ou ponctuel (lubrifiant).
Ces produits se vendent en pharmacie et en grande surface. Ils sont faits pour un confort intime, pas pour traiter une infection : en cas de pertes inhabituelles ou de fortes démangeaisons, consultez.
5Les traitements prescrits
Les œstrogènes locaux. Quand la sécheresse résiste, c'est le principal traitement local. Ils existent en crème vaginale, en ovules ou en anneau vaginal, prescrits par le médecin. Ils diminuent la sécheresse vaginale et vulvaire et aident aussi contre les cystites et les envies pressantes d'uriner, et ils entretiennent la muqueuse vulvo-vaginale.
Leur passage dans le sang est négligeable, mais ils sont contre-indiqués en cas de cancer du sein ou de l'endomètre, d'épaississement de l'endomètre non traité ou d'antécédent de caillot sanguin. Votre médecin vérifie ces points avant de les prescrire.
Les traitements locaux non hormonaux. La sage-femme peut en prescrire. Leur choix dépend de votre situation : parlez-en avec le professionnel qui vous suit.
Le traitement hormonal de la ménopause. Pris par voie générale (patch, gel, comprimé), il vise d'abord les bouffées de chaleur, mais la prévention de l'atrophie vaginale fait aussi partie de ses bénéfices. Il se décide avec le médecin, qui pèse bénéfices et risques et le réévalue chaque année. Notre page sur le traitement hormonal de la ménopause détaille ce point.





