1Pourquoi plusieurs formes existent
À la ménopause, les ovaires arrêtent de produire des œstrogènes et de la progestérone. Le traitement hormonal de la ménopause compense cette baisse, pour soulager les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse vaginale ou les troubles de l'humeur, et parfois prévenir l'ostéoporose. D'autres options existent, que nous comparons dans traitement de la ménopause.
L'œstrogène peut entrer dans le corps de deux façons : par la peau ou par la bouche. Ce n'est pas qu'une question de confort. La voie orale multiplie par deux le risque de phlébite et d'embolie pulmonaire, alors que la voie percutanée réduit ce risque.
En 2025, la HAS a réévalué tous les traitements hormonaux de la ménopause. Elle reconnaît un progrès thérapeutique des formes cutanées (patch, gel) par rapport aux formes orales : les données suggèrent moins de risque de caillot et d'accident vasculaire cérébral, même si elle juge ce niveau de preuve peu robuste. Dans les faits, la voie cutanée est déjà la plus utilisée : elle représentait 87 % des traitements par œstrogène en 2024, et environ 496 000 femmes ont reçu un traitement hormonal en 2025.
2Les formes, une par une
Le patch (dispositif transdermique)
Un petit timbre collé sur la peau, qui libère de l'estradiol en continu. Il existe des patchs à l'œstrogène seul et des patchs qui associent œstrogène et progestatif. Pour la zone où le coller et le rythme de changement, suivez la notice de votre produit : elles diffèrent d'une marque à l'autre.
Le gel
Le gel d'estradiol s'applique sur la peau. Il fait partie, avec le patch, des formes cutanées préférées aux comprimés. La notice précise où l'appliquer et les précautions à prendre.
Les comprimés
L'estradiol existe aussi en comprimés, seul ou associé à un progestatif. La voie orale est moins recommandée, en raison du risque plus élevé de caillot sanguin et d'accident vasculaire cérébral.
Les traitements vaginaux
Crème, ovules ou anneau vaginal à base d'œstrogène : ils agissent sur place, contre la sécheresse vaginale. Ils réduisent aussi les cystites, les envies pressantes d'uriner et les vaginites. Leur passage dans le sang est négligeable, mais ils restent contre-indiqués en cas de cancer du sein ou de l'endomètre. Voir notre page sur les traitements de la sécheresse vaginale.
3Et la progestérone ?
Si vous avez encore votre utérus, l'œstrogène est associé à un progestatif, au moins 10 jours par mois, pour réduire le risque de cancer de l'endomètre. Après une hystérectomie, il est inutile. La progestérone micronisée et la dydrogestérone sont les plus utilisées en France, et l'usage de la progestérone micronisée progresse. Sur la différence entre ces hormones et celles vendues comme « naturelles », voyez notre page hormones bio-identiques.
Le traitement peut être cyclique (avec des règles chaque mois) ou continu (sans règles), à discuter avec votre médecin. Un risque de méningiome est suspecté avec la progestérone et la dydrogestérone ; d'autres progestatifs ne doivent plus être prescrits dans la ménopause.
4Progestogel et ménopause : ce qu'il faut savoir
Progestogel est un gel à la progestérone qu'on confond souvent avec le traitement hormonal. Il est indiqué dans les maladies bénignes des seins : douleurs mammaires (mastodynies) et traitement d'appoint des mastopathies bénignes. Il n'a pas d'indication dans le traitement de la ménopause et ne remplace pas le progestatif d'un THM. Il est contre-indiqué en cas de cancer du sein connu, suspecté ou ancien. Si vos seins sont douloureux à la préménopause, lisez notre page sur les douleurs mammaires.





