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Peau et cheveuxGuide

Cheveux et ménopause : chute, cheveux secs, cheveux fins, que faire

Cheveux plus fins, plus secs, une raie qui s'élargit : la ménopause se voit aussi sur la tête. Ce n'est pas une fatalité, et ce n'est pas toujours la ménopause : voici comment faire la différence et quoi faire.

Mis à jour le Par l'équipe de Healthy & Co5 minutes de lecture
Une femme de 55 ans aux cheveux poivre et sel coupés au carré, qui se coiffe avec les doigts devant un miroir de salle de bains baigné de lumière naturelle, sourire léger

En bref en 30 secondes

À la ménopause, la baisse des œstrogènes laisse plus de place aux androgènes, qui raccourcissent la vie du cheveu : c'est à partir de cette période que survient le plus souvent l'alopécie androgénétique de la femme, et les cheveux peuvent aussi devenir plus secs. Avant d'accuser les hormones, faites vérifier les autres causes (fer, thyroïde, stress, médicament) par votre médecin ; un traitement local peut ensuite freiner la chute s'il est suivi plusieurs mois.

Dans cet article
  1. 1Pourquoi les cheveux changent à la ménopause
  2. 2Chute, cheveux fins ou cheveux secs : trois signes différents
  3. 3Ce que vous pouvez faire dès maintenant
  4. 4Les traitements anti-chute à la ménopause
  5. +Toutes les solutions
  6. 5Les compléments et les plantes, expliqués honnêtement
  7. 6Est-ce que les cheveux repoussent après la ménopause ?
  8. 7Cheveux secs à la ménopause : comment en prendre soin ?
  9. ?Vos questions

Beaucoup de femmes remarquent un changement de leurs cheveux autour de la cinquantaine : ils tombent un peu plus, ils perdent du volume, ils deviennent plus secs ou plus fins. C'est fréquent, et ce n'est pas qu'une impression. Notre rubrique peau et cheveux rassemble tout ce qui change à cette période. La sécheresse de la peau et des cheveux fait partie des signes que certaines femmes ressentent à la ménopause, et l'alopécie androgénétique de la femme survient le plus souvent à partir de cette période.

1Pourquoi les cheveux changent à la ménopause

La ménopause, c'est l'arrêt de la production d'hormones par les ovaires. Les œstrogènes baissent nettement. Les androgènes, ces hormones dites masculines que le corps féminin fabrique aussi en petite quantité, continuent d'agir : leur poids relatif augmente.

Or les androgènes jouent un rôle connu dans la perte de cheveux. L'une d'elles, la DHT, dérivée de la testostérone, raccourcit la phase de pousse du cheveu. Le cheveu grandit moins longtemps, il s'affine, puis tombe plus vite. Chez les femmes qui y sont prédisposées (il existe une part héréditaire), la densité diminue peu à peu sur le dessus du crâne : c'est l'alopécie androgénétique. Elle touche environ une femme sur cinq vers 40 ans et une sur quatre vers 60 ans, et elle ne va jamais jusqu'à la calvitie complète.

C'est pour cela qu'on parle de « perte de cheveux hormonale » ou de « perte de cheveux liée à la testostérone » : ce n'est pas que la testostérone augmente, c'est que les œstrogènes baissent et que l'équilibre change. La ménopause n'explique pas tout pour autant : la quarantaine est aussi l'âge des fatigues accumulées, des carences en fer, des troubles de la thyroïde, de nouveaux médicaments. Ces signes ont d'autres causes possibles : parlez-en à votre médecin.

2Chute, cheveux fins ou cheveux secs : trois signes différents

  • La chute : plus de 100 cheveux par jour, ou une zone qui perd plus que le reste. Une raie qui s'élargit sur le dessus du crâne évoque une alopécie androgénétique ; une grosse chute d'un coup, quelques mois après un choc ou une fièvre, évoque une chute passagère.
  • Les cheveux plus fins : c'est le signe typique de l'action des androgènes, le cheveu s'affine avant de tomber.
  • Les cheveux secs : la sécheresse touche la peau et les cheveux à la ménopause. Elle rend les cheveux plus cassants, ce qui peut donner l'impression d'une chute alors que ce sont des cheveux cassés.

Vous trouverez toutes les autres causes dans notre page chute de cheveux chez la femme, et la description complète de l'alopécie dans alopécie et calvitie chez la femme.

3Ce que vous pouvez faire dès maintenant

  1. Observez la chute pendant quelques jours (brosse, oreiller, douche) et prenez une photo de votre raie tous les deux ou trois mois, avec la même lumière.
  2. Choisissez des coiffures lâches : les queues-de-cheval tirées et les chignons serrés fatiguent la racine.
  3. Espacez colorations, permanentes et défrisages, et limitez la chaleur (sèche-cheveux très chaud, fer à lisser) sur des cheveux devenus plus secs et plus cassants.
  4. Lavez avec un shampoing doux et démêlez sans tirer.
  5. Mangez varié, sans régime très strict : les carences et les régimes restrictifs font partie des causes de chute.
  6. Parlez-en à votre médecin traitant ou à votre gynécologue : il vérifiera s'il y a une autre cause et vous dira si un traitement local vous convient.

4Les traitements anti-chute à la ménopause

Le traitement de référence de l'alopécie androgénétique chez la femme est le minoxidil en lotion sur le cuir chevelu. Il se vend en pharmacie sans ordonnance obligatoire et n'est pas remboursé. Seule la forme la moins concentrée est indiquée chez la femme. Il agit au bout de quelques mois, la chute peut augmenter au début, et il faut le poursuivre : à l'arrêt, les cheveux reviennent à leur état de départ. Demandez au pharmacien ou au médecin comment l'utiliser, et ne l'appliquez pas sur le visage. Le finastéride, utilisé chez l'homme, est contre-indiqué chez la femme.

Le traitement hormonal de la ménopause n'est pas un traitement de la chute de cheveux. Il est proposé pour les troubles de la ménopause qui altèrent la qualité de vie (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, troubles de l'humeur), après avoir pesé avec le médecin les bénéfices et les risques. Il fait même partie, comme la pilule, de ce qui peut favoriser l'alopécie androgénétique. Si vous en prenez un et que vos cheveux tombent, n'arrêtez rien sans en parler à votre médecin. Pour en savoir plus sur ce qui change dans votre corps : hormones et ménopause.

Tous les traitements, avec ce qu'on en sait : traitements de la chute de cheveux chez la femme.

Toutes les solutions, d'un coup d'œil

Avec ou sans ordonnance, remboursé ou non, et ce qu'on en sait aujourd'hui.

SolutionOrdonnanceRembourséCe qu'on en sait
Gestes du quotidien (shampoing doux, coiffures lâches, moins de chaleur et de produits agressifs)OrdonnanceNonRembourséNonLes coiffures serrées, les défrisages, les colorations et les permanentes font partie des causes de chute.
Bilan avec le médecin (fer, thyroïde, médicaments)OrdonnanceNonRembourséSelon les casLes carences, les troubles de la thyroïde et certains médicaments font partie des causes de chute durable, à traiter selon la cause trouvée.
Minoxidil en lotion sur le cuir cheveluOrdonnanceNonRembourséNonC'est le traitement local de l'alopécie androgénétique chez la femme, efficace après plusieurs mois et à poursuivre pour garder le bénéfice.
Traitement hormonal de la ménopauseOrdonnanceOuiRembourséSelon les casIl est réservé aux troubles de la ménopause qui altèrent la qualité de vie, et il fait partie de ce qui peut favoriser l'alopécie androgénétique : ce n'est pas un traitement de la chute.
Compléments alimentaires pour les cheveuxOrdonnanceNonRembourséNonLeur efficacité contre la chute n'est en général pas prouvée, sauf carence.
Plantes de la ménopause (soja, trèfle rouge)OrdonnanceNonRembourséNonLes phyto-œstrogènes du soja ne sont pas recommandés et sont déconseillés après un cancer du sein.

Un aperçu général : le bon choix se fait avec votre médecin, selon votre situation.

5Les compléments et les plantes, expliqués honnêtement

Les compléments « cheveux » contiennent souvent de la biotine, de la vitamine B5, de la cystéine, de la méthionine ou de la levure de bière. Leur efficacité contre la chute n'est en général pas démontrée, sauf en cas de carence réelle, et l'Europe n'autorise pas la cystéine, la méthionine ni la levure de bière à revendiquer un effet sur la pousse. La cystéine est à éviter en cas de calculs rénaux, la méthionine en cas de maladie du foie, de maladie cardiovasculaire ou de cancer.

Les plantes vendues pour la ménopause, souvent riches en phyto-œstrogènes (soja, trèfle rouge), ne revendiquent pas d'effet sur les cheveux. La Haute Autorité de santé ne recommande pas les phyto-œstrogènes du soja, et ils sont déconseillés après un cancer du sein. Avant toute plante ou tout complément, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien : « naturel » ne veut pas dire sans danger.

6Est-ce que les cheveux repoussent après la ménopause ?

Cela dépend de la cause. Une chute passagère, quelques mois après une fièvre, une opération ou un choc émotionnel, est suivie d'une repousse complète en 3 à 4 mois. L'alopécie androgénétique est durable : les cheveux ne retrouvent pas seuls leur densité, mais un traitement local peut freiner la chute et favoriser la pousse tant qu'il est poursuivi.

7Cheveux secs à la ménopause : comment en prendre soin ?

Il n'existe pas de soin capillaire particulier pour la ménopause. Le bon sens rejoint ce qu'on sait des chutes liées aux soins : moins de chaleur, moins de produits agressifs, des coiffures qui ne tirent pas. Pour la peau, qui sèche en même temps, voyez notre page peau et ménopause.

Où en êtes-vous ?

Chaleur, sommeil, humeur, cycle : quelques questions pour mettre des mots sur ce que vous vivez et préparer votre rendez-vous.

Faire le questionnaire

?Vos questions

La perte de cheveux à la ménopause est-elle définitive ?

Pas forcément. Une chute passagère (après un choc, une fièvre) repousse en 3 à 4 mois. L'alopécie androgénétique, elle, est durable, mais un traitement local peut la freiner tant qu'il est poursuivi.

Y a-t-il un traitement naturel contre la chute de cheveux à la ménopause ?

Aucune plante ni aucun complément n'a fait ses preuves contre cette chute. Ménager ses cheveux, manger varié et faire chercher une carence restent les bases.